Méthodologie pour un avenir guadeloupéen

Bernard Leclaire, président d'Ambition Guadeloupe
Par Bernard LECLAIRE, écrivain marie-galantais, président du mouvement politique Ambition Guadeloupe. Il partage sa méthodologie pour un avenir guadeloupéen. Une contribution au débat sur l’évolution statutaire de l’archipel guadeloupéen fort intéressante.
 
« Quand je lis quelques échanges entre les Guadeloupéens en ce moment sur les réseaux sociaux je me demande vraiment où on va ?
Il y a certes des problèmes dans notre société et Ambition Guadeloupe n’est pas là pour les minimiser. Chaque génération vient avec ses soucis, ses peines, ses réussites et il en sera toujours de même. Ainsi va la vie dirait l’autre, tout simplement !
Aucun territoire n’existe en état d’apesanteur par rapport à son espace, son temps par conséquent, à son histoire, qui poursuit, hélas ! sa course folle !
« Mais », parce qu’il y a toujours un « mais » hélas ! si nous ne nous respectons pas, si nous ne nous organisons pas, si nous ne faisons pas preuve de maturité en apportant des solutions fiables, avec calme et intelligence face aux maux d’aujourd’hui au sein de notre société, nous risquons alors de plonger notre population dans un doute sidéral.

« Tout changement mérite l’orchestration d’une stratégie ! »

La masse silencieuse ne dit rien, mais elle voit, elle entend et elle démontrera encore une fois son mécontentement dans les urnes, derrière l’isoloir choisissant le même vote de l’immobilisme, ce qui fait que nous sommes toujours, des années durant, à ce même point de départ de nous-mêmes. Tout changement mérite l’orchestration d’une stratégie !
Nos attitudes génèrent hésitation, phobie, méfiance, défiance, division, haine, méprise, stagnation et une impossibilité totale de faire masse, de jouer collectif en un mot de faire PEUPLE. On aura beau t’offrir tout l’or du monde, mais tout dépendra de l’usage que tu en feras. Si ton action consiste à relâcher ce trésor dans les abysses, alors tu seras toujours au même point de départ sinon pire.

Se mettre d’accord sur les grands axes

L’effort pédagogique ne doit pas s’opérer parce que nous voulons cloner l’autre, parce que nous espérons un membre à l’identique de notre entendement, frôlant même une forme de « singification ». Adhésion n’est pas abnégation ! Cela n’existe pas ou du moins cela n’est plus possible de nos jours ! Il faut toujours accepter une liberté de penser nécessaire et indispensable pour favoriser une critique constructive. Qui ne rend pas compte ne se rend pas compte !
Il faut commencer par se mettre d’accord sur les grands axes. Il faut arrêter de tourner autour du pot, la « forme » ne fait pas le sujet, par contre s’agissant du « fond », on doit pouvoir aboutir sur un même constat et c’est déjà beaucoup pour ne pas dire l’essentiel de la construction d’un faisable idéal collectif.

« Le cent pour cent d’accord avec autrui n’existe pas »

« N’est-ce pas là, en effet le grand début de tout, exactement comme lors d’une rencontre avec l’âme sœur ? On reste focus sur les fondamentaux et on avance face à un avenir où chaque difficulté est transcendée par le ciment du fond qui devient le sacro-saint d’une vie à deux. Même l’amour ne saurait se suffire à lui-même puisque le besoin de raison et de perspective demeurent indispensables pour la consolidation de ce qui au départ n’était qu’une naïve forme de sensation d’union espérée.
Celui qui parle veut toujours que l’autre soit d’accord avec ce qu’il dit, sinon nous pensons qu’aucune construction ne semble possible. Ceci est faux !
Le cent pour cent d’accord avec autrui n’existe pas. Y aurait-il que chez les Guadeloupéens ce rêve cauchemardesque de la perfection ? Même à titre individuel et personnel, cela arrive que l’on repasse une chemise la veille au soir pour le lendemain matin, et au réveil il s’avère que l’on en repasse une autre, tout bêtement parce qu’on a changé d’avis par rapport à soi-même, a fortiori quand il s’agit de débattre de questions complexes et abstraites avec une ou plusieurs personnes.
De même, un indépendantiste peut très bien s’entendre avec un groupe qui pense qu’il faille d’abord et méthodiquement passer par une longue expérience sous un Statut d’Autonomie afin de capter toute la science et la maitrise de l’existant et de pouvoir enfin voler de ses propres ailes. Aussi, la provenance d’un membre en accord sur l’actualité factuelle d’un groupe ne doit pas souffrir indéfiniment d’une orientation passée en totale contradiction avec ce présent.

« Nous avons un devoir d’explication, de pédagogie… »

« L’important est la prise de conscience de chacun pour une meilleure compréhension du réel qui nous entoure. Tout le monde n’a pas la même capacité et la même vitesse de compréhension face aux questionnements de notre époque. Nous avons un devoir d’explication, de pédagogie, de monter en compréhension si nous voulons faire adhérer la majorité des Guadeloupéens à ce noble combat. Cette adhésion est indispensable.
Si tous les Guadeloupéens ayant voté FN lors des dernières présidentielles sont prêts à signer Ambition Guadeloupe aujourd’hui en laissant derrière eux cette erreur d’intellection alors nous les accepterons bras ouverts. Le problème serait d’être avec nous tout en défendant l’arrière-boutique malsaine, mais du moment qu’un individu s’engage dans une perspective de la dignité retrouvée pour le peuple guadeloupéen nous recevons alors ce geste comme une consécration.

« Nous ne portons aucun passif sur notre dos »

« Ambition Guadeloupe, dans ses gènes ne profère aucun dogmatisme sinon d’être anti-extrêmes et de rejeter toute forme de racisme systémique avilissant l’image supérieure de l’Homme. Nous considérons l’humain dans une totalité, dans un tout complexe tenant compte des spécificités culturelles, cultuelles, historiques et géographiques. Tout individu est d’abord un humain, un terrien et ce dernier est a priori capable de discerner tôt ou tard le mal du bien d’où il vient et où il va.
Notre Passé n’est pas notre Présent et nous ne portons aucun passif sur notre dos. Comme dit Césaire « la Négritude n’est pas le Négrisme ». Comme dit aussi Tirolien « Oui j’exalterai l’homme, tous les hommes, j’irai à eux le cœur plein de chansons les mains lourdes d’amitié, car ils sont faits à mon image ».

« La Guadeloupe aura besoin de tous ses enfants »

« Ambition Guadeloupe est un universalisme soudé certes dans le ciment de son sol dont la semence humaniste dépasse le périmètre de notre sphère géographique. Nous ne sommes pas de donneurs de leçons et nous sommes heureux d’apprendre des autres. Nous ne refermons de porte sur personne qui, aujourd’hui serait capable d’accepter et de respecter notre Charte et notre Philosophie politique face à la grande complexité du monde contemporain.
Nous ne sommes pas là, pour calculer le degré ou le niveau de nationalisme, d’indépendantisme, d’autonomisme ou autres de quiconque. Le Pays est petit, la Guadeloupe aura besoin de tous ses enfants dans le respect et l’éthique des convictions qui revendiquent a priori et toujours la Dignité pour le Peuple guadeloupéen.
Nous ne sommes en compétition avec personne pour affirmer ou infirmer laquelle serait plus dans l’air du temps s’agissant d’une hypothétique révolution à venir ou autre. Le processus de prise de conscience collective n’est pas une coulante généralisée à l’échelle des peuples. Certains revendiqueraient presque le monopole du nationalisme personnalisé et personnifié comme étant un bien privé, étouffé dans l’autosatisfaction, presque une forme morbide de masturbation intellectuelle exacerbée. D’autres ont décrété comme par enchantement que probablement l’heure était venue. On ne se pose pas de question, on casse tout et on fonce dans le tas !
Comment, pourquoi, sur quelles bases, au nom de qui, de quoi, avec qui, avec quoi ? … Mystère et boule de gomme ! Sa ki fèt bèl ! La i pann i sèk !

« Le temps est à la lucidité »

« Demander le programme de l’avant, du pendant et de l’après… rien de tout cela ! Le néant le plus sombre sans la moindre flammèche en ligne de mire. Comment peut-on vouloir se lancer dans une aventure en y insérant une totalité, sans avis a priori, sans feuille de route, sans itinéraire, sans vision, sans trajectoire, sans perspective, tel un désir effréné à vouloir se projeter deux cents kilomètres à l’heure contre un mur à l’aide d’une voiture ? Le temps est à la lucidité, à la clairvoyance, à l’amélioration de l’existant pour le mieux-être de tous. L’homme depuis l’aube des temps n’a qu’une et seule quête en vue, celle du bonheur et dans mille fois mille ans il en sera de même de l’essence de l’existence.
Suffit-il alors d’arborer un béret avec une étoile au milieu pour être le Che ?
Suffit-il de créer un drapeau en pays colonisé pour se revendiquer le plus grand révolutionnaire de l’Archipel ?
Suffit-il d’avoir été dans un groupe manifestant certes bravement et énergiquement contre le Pouvoir en place pour se croire dès lors plus légitime, plus autorisé, plus confirmé ou disons-le, carrément plus intelligent que quiconque et cela, même vis-à-vis de ceux et de celles qui aujourd’hui osent penser le Pays dans l’objectif d’une libération à venir ?
Serions-nous si démoniaques pour ne point comprendre que nous défendons le même objectif, que nous combattons la même infamie et que nous espérons le même destin avec tous ceux qui partagent cette vision universelle du respect de l’Homme ?

« Nous devons faire taire les mésententes intestines… »

« C’est là toute la différence d’Ambition Guadeloupe avec le nombrilisme ambiant. Défendre la dignité guadeloupéenne est aussi défendre l’Homme à l’échelle d’une Humanité mondialement reconnue. Pendant les nombreux défilés du LKP, rappelons-nous bien qu’il n’y eût pas que des Guadeloupéens autochtones qui arpentaient les routes. Ne faisons pas « d’une cause juste », « juste une cause » qui s’autolimiterait à notre simple pré-carré.
Avoir un idéal commun ne signifie pas que cet idéal s’entrevoit de la même manière par tous. En effet, c’est justement là que réside toute la dure complexité de la tâche qui nous incombe et il en sera de même pour les générations à venir. Par où commencer ?
Il nous reste à travailler sur le « Comment » sans se laisser berner par l’immédiateté, l’impatience, la gourmandise du but et du résultat facile et éphémère. Nous devons faire taire les mésententes intestines puériles et futiles.

« Élaborer un processus d’échange, de rencontre, de respect mutuel »

« Cette cassure morbide pour ne pas dire cet antagonisme primaire et systématique n’engendre rien de bon sur les avancées de notre chère Guadeloupe. Nous pouvons et nous devons fonctionner au-delà de nos divergences. Lesquelles a priori sont indispensables et nécessaires. Il faut la contradiction pour élaborer une théorie sinon elle ne serait que dictat. Personne ne détient la Vérité dans ce bas monde. À nous d’élaborer un processus d’échange, de rencontre, de respect mutuel afin d’échanger autour des différents thèmes qui permettront de sortir de cette morosité cérébrale d’autosatisfaction sans effet positif aucun.

« Se préparer dans l’optique future d’une autodétermination »

« Chacun tout comme le colibri doit remplir sa part pour éteindre cet incendie de l’histoire qui malheureusement brûle encore trop de cœurs parmi nos frères. L’agriculteur, le maçon, le chauffeur de taxi, le maître d’école, le politique, le médecin, l’architecte, le croquemort, le chef d’entreprise, l’éboueur, le père, la mère…chacun a une mission providentielle à charge, sur son lieu de travail comme chez lui afin d’élever le niveau mental et la force intrinsèque du guadeloupéen, qu’il sache enfin que ce Pays doit se préparer dans l’optique future d’une autodétermination. Il s’agit là, d’une réalité irréversible !

« Un vent d’émancipation souffle »

« Suffirait-il exclusivement de le dire pour qu’elle soit ? Non. Cela se prépare et cela prendra le temps qu’il faudra, du temps au temps comme on dit pour que la population guadeloupéenne soit prête à l’accession à ce grand changement vers son avenir.
Nous sommes effectivement rentrés dans une phase de transition, il s’agit d’un long murissement et la situation nationale ainsi qu’internationale joue en la faveur de la souveraineté des Peuples. Un vent d’émancipation souffle et l’histoire ancienne se fera tôt ou tard dépasser par la nouvelle, présente ou très prochainement à venir.
Cette dialectique du réveil des peuples endormis est inéluctable et le degré de connaissance de chacun n’accepte plus la cacophonie des pseudos politiciens devenus de simples VRP de la géhenne et du néant proposés.

« Mettre sur pied un changement statutaire adapté »

« Le Guadeloupéen est conscient de la catastrophique situation actuellement vécue et son pessimisme est visible mais, ne l’est-il pas ou ne le serait-il pas encore davantage sur l’inconnu offert ?
Il sait que l’Assemblée unique nous pend au nez et que ce changement institutionnel s’impose. Le fusionnement du Conseil régional et du Conseil départemental est une évidence méthodologique et une obligation administrative moderne. On ne peut plus longtemps concevoir l’avancée d’un Pays de manière efficace avec pléthore de représentants politiques vouant tout ce beau système inévitablement à la stagnation, à l’ankylose et à l’anachronisme.
Il faudra par la suite, après une longue et parfaite négociation avec le Pouvoir central, voir comment mettre sur pied un changement statutaire adapté pour l’Archipel sans pour cela perdre les acquis du peuple guadeloupéen.

« Dresser un cahier des charges »

« Nous avons suffisamment de juristes, de politologues, de spécialistes en la matière, avec la contribution des intellectuels guadeloupéens de tout bord afin de méditer, de dresser un cahier des charges nous permettant avec le temps qu’il faudra pour entrevoir enfin une gestion autonome de notre territoire. Ce n’est pas parce que je ne suis pas sûr de voir cette étape que je ne dois pas me battre pur qu’elle arrive. La solidarité des générations doit jouer avant tout pour la préparation adéquate et optimale d’une prise en main des affaires du Pays par les enfants du Pays. L’heure n’est plus à l’empressement, mais à la mise en place de tous les facteurs qui feront le succès de cet aboutissement.
Ce statut de Pays et Territoire n’est pas une chimère encore moins une lubie ou une vue de l’esprit, d’autres territoires français fonctionnent déjà depuis des décennies sous ce choix, en ces termes il nous sera d’autant plus concret et facile de vérifier la fiabilité et l’efficacité d’un tel appareil.

« La politique n’est pas un club fermé »

Cela doit être le projet de tous et non une forme de caisse de résonance ou même un fond de commerce auto approprié ou même un terrain de chasse privatif. La politique n’est pas un club fermé, où l’on distribue des cartes d’entrée à qui on veut. Nous devons dépasser notre sectarisme ridicule et commencer enfin à ouvrir les yeux plus grands afin de comprendre que le Pays est définitivement pluriel. C’est justement cette pluralité qui fait notre force et notre espoir de réussite.
L’Archipel guadeloupéen appartient d’abord au Peuple guadeloupéen et il revient à ce peuple justement de décider et de donner son avis sur les grands choix de demain.
Ces orientations à venir doivent passer par un consensus entre les hommes politiques et la population de ce territoire. Aucun passage en force ne se fera sans l’approbation de la majorité, sinon nous courons à la catastrophe avec le risque d’un recul considérable par rapport à notre désir profond et légitime d’autonomie de ce Pays.

« Notre passé ne doit pas aveugler notre présent »

« Il nous reste à nous mettre au travail pour dérouler toute la pédagogie nécessaire afin de faire prendre conscience au plus grand nombre de l’urgence des enjeux de cette décennie.
Il est des évidences qu’il faut tout de même rappeler malheureusement si nécessaires. Dans une Guadeloupe autonome ou même indépendante, il y aura toujours des policiers, des militaires, une prison, des tribunaux, il y aura des feux rouges à ne pas brûler et il y aura aussi des règles, des lois, un savoir vivre et un savoir être …pour la concorde entre tous.
Je rajoute forcément cette pensée puisque récemment il y a quelqu’un qui m’a appelé pour me poser ces questions. Aucun pays ne peut survivre de lui-même s’il n’existe pas des lois et des institutions en interne pour régir cette dite société. Sinon on tomberait carrément dans l’anarchie la plus totale qui ne nous mènerait alors nulle part.
De même, cela ne nous fait pas sourire et encore moins rigoler sur un malheureux accident d’une métropolitaine survenu sur une plage à Saint-Martin. Nous avons trop tendance à faire systématiquement un méli-mélo de tout et cela ne rend pas performant notre vision. Notre passé ne doit pas aveugler notre présent.
La Guadeloupe d’aujourd’hui, de quelle couleur est-elle ?
Aussi quand une femme est frappée par un homme à Vladivostok ou en Guadeloupe, il en ressortira toujours du même écœurement. Il y a des faits qui imposent une réaction cosmopolite ou alors en tout bon sens, le devraient obligatoirement. Nous ne devons pas pour ainsi dire, perdre notre créole parce que quelque part l’histoire comme un boulet nous ramène toujours vers les abysses de la pensée. Notre hauteur de vue doit atteindre le Monde afin d’accéder définitivement l’universel. Ce n’est qu’à ce titre que notre raison s’imposera chez nous, au sein de notre peuple, de notre Pays, mais aussi elle aura l’écho par-delà notre simple territoire.

« Réclamer notre méthodologie pour tenter d’atténuer l’injustice »

« La victoire totale du Guadeloupéen est une victoire-monde au nom de tous les peuples qui ont subi l’infamie du passé. Quand nous nous regardons dans un miroir nous sommes fiers de nous car dans la balance des humanités nous n’avons ni violé ni volé quiconque. Nous ne devons rien à personne alors que ceux qui vocifèrent nous seront redevables ad vitam æternam.
Nous n’en faisons pas une joie ou un étendard. Nous réclamons le respect et nous laissons chacun dans son enfer et dans la prison de sa conscience. Comme dit Césaire « on ne peut quantifier l’horreur par une forme de facturation, nous pardonnons, mais nous n’oublions pas » ! N’empêche que dans notre stratégie du devenir du peuple guadeloupéen cela nous donne droit à réclamer notre méthodologie pour tenter d’atténuer l’injustice.

« Ni haine ni vengeance mais perspective d’avenir »

« Il va falloir nous consulter ! D’où l’importance d’une fusion de penser sur notre « comment ». Ni haine ni vengeance mais perspective d’avenir au nom des « par-dessus bord » et de cette jeunesse d’aujourd’hui qui trouve encore trop de portes fermées par rapport aux réactionnaires ambulants.
Notre passé ne doit pas nous égarer, bien au contraire. Comment pourrions-nous souligner le degré d’animalité de l’autre ou des autres si nous proposons ou supposons de faire à l’identique ou par mimétisme inversé ? Nous perdrons là, toute notion de crédibilité.
« Nous sommes aujourd’hui dans cette Caraïbe ce que ce monde sera dans mille ans » et l’étincelle d’humanisme de la reconnaissance d’un nouvel homme universel passera inévitablement par le substrat des fils et filles de ce nouveau Continent. La Guadeloupe nous attend, les Guadeloupéens nous attendent et la Caraïbe aussi. Rejetons chacun notre égo et notre individualisme au nom d’une fraternité collective guadeloupéenne !
À nous maintenant de jouer, tous ensemble en un seul Peuple pour un même combat, ainsi nous réussirons à entrevoir plus clairement et sereinement cette grande négociation de demain. »

1 Commentaire

  1. Bernard, je valide et j’adhère pleinement à ta méthodologie et à l’état des lieux que tu décris, pour un avenir guadeloupéen. J’adhère aussi entièrement à cette notion et idée fédératrice de faire Peuple. Pour autant, après des décennies de vie en communauté sur notre sol, que nous manque-t-il pour passer de l’idée à l’action ? Comment agglomérer tout un chacun individuellement et bien entendu collectivement ? Pédagogie, communication détonante qui touchera toutes les sphères et composantes de notre société ? La voie et la voix sont possibles faille-t-il passer par une psychanalyse collective ? ou une introspection de notre « nannan » ? Non ! la prise immédiate de conscience nous le commande. Il ne s’agit pas de générations futures bien présentes et bien prégnantes. Il s’agit de NOUS en ce 21e siècle. Comme tu le dis, le combat ne sera pas vain. Je conclus par cette phrase d’un auteur que nous connaissons tous mais reprise par Abou Diouf, que nous devons avoir en permanence en conscience…« Nous n’héritons pas de la Terre de nos Ancêtres, nous l’empruntons à nos Enfants .» I JA KA TA

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